François Bayrou dénonce l'existence de "prétendus partis" "destinés à tourner la loi"

Publié le par Infos Bordeaux

Francois-Bayrou.jpgLe président du Mouvement démocrate (MoDem), François Bayrou, dénonce l'existence de "prétendus partis" comme étant des "officines", destinées à "tourner la loi" sur le financement des partis politiques, dans un entretien au Parisien à paraître vendredi.

"Ce qui garantit une vie politique tout simplement honnête et transparente, c'est que la loi soit respectée et qu'elle soit la même pour tous. Or ces prétendus "partis", dont on vient de découvrir l'existence, ne sont rien d'autre que des officines de financement, destinées à tourner la loi", explique l'ex-candidat à la présidentielle

"On vient de découvrir qu'il en existe plusieurs centaines, alors que tout le monde sait bien que de l'extrême gauche à l'extrême droite, il n'y a pas plus d'une douzaine, une vingtaine au maximum, de vraies formations politiques en France", constate le leader démocrate.

"Un parti politique, c'est justement le régulateur des financements légaux, parce qu'ils empêchent les financements en direction de personnes privées et limitent les dons à 7 500 euros par an et par donateur. C'est par l'entremise de partis politiques responsables et déclarés que la loi sur le financement public était jusqu'à présent appliquée et respectée. Ces centaines de structures opaques autorisent tous les trucages et tous les dépassements", fait-il valoir.

Pour le béarnais, il s'agit d'"un manquement grave à la loi et à son esprit ne serait-ce, comme on le voit dans l'affaire Bettencourt, parce qu'une seule personne peut multiplier les chèques à des structures qui sont en réalité gigognes. Et c'est une atteinte à l'égalité des citoyens devant la loi"

Le président du MoDem souhaite que la commission de réflexion sur les conflits d'intérêt, annoncée lundi par Nicolas Sarkozy, "aille jusqu'au bout et qu'une loi soit proposée".

"Mais", dit-il, "il faut aussi tout mettre sur la table en matière de financements politiques pour qu'on entre ainsi, sans avoir peur de personne, dans l'assainissement de notre vie publique".

 

Avec AFP

Publié dans Politique

Commenter cet article