Pour Michèle Alliot-Marie, le dossier Robert Boulin est clos !

Publié le par Infos Bordeaux

Robert-Boulin.jpgLors d'un déplacement à Libourne, Michèle Alliot-Marie a estimé que "le dossier est clos. Et en l'absence d'éléments nouveaux, je m'en tiens aux décisions qui ont été prises". Des propos qui ont suscité une "vive indignation" de la fille de l'ancien ministre, Fabienne Boulin-Burgeat. Le 25 mars dernier, la famille Boulin avait demandé au nouveau procureur général la réouverture de l'enquête, souhaitant notamment que les courriers adressés par l'ancien ministre avant sa mort fassent l'objet d'analyse génétique afin de déterminer s'il en est bien l'auteur.


Le 4 novembre dernier, l’hebdomadaire Minute apportait pourtant du nouveau dans ce que beaucoup considèrent comme un assassinat : « Le mardi 30 octobre 1979, à 8h30, le corps de Robert Boulin, ministre du Travail dans le gouvernement Barre, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, est retrouvé dans un étang de la forêt de Rambouillet, noyé dans 50  centimètres d’eau. La version officielle va soutenir que le ministre s’est suicidé. Trente ans plus tard, le mardi 27 Octobre 2009, à 7h15, France Inter diffuse un reportage de Benoît Collombat qui avance que le ministre a bel et bien été assassiné. Plusieurs témoignages sont diffusés; ils sont accablants. Aujourd’hui âgé de 82 ans, Jean Charbonnel, qui fut ministre sous De Gaulle et Georges Pompidou et député-maire de Brive de 1966 à 1995, affirme ne plus avoir aucun doute: « Robert Boulin a été assassiné », victime d’« un règlement de compte politique ». Il révèle aussi que fin 1979, Alexandre Sanguinetti, ancien secré taire général de l’UDR et cofondateur du SAC, l’officine de barbouzes à la solde de l’UDR puis du RPR(2), lui avait cité « deux noms de personnalités politiques toujours vivantes » qui pouvaient être « impliquées dans cette affaire » et le nom d’« une organisation » pour qui « Robert Boulin constituait une menace, une gêne, une inquiétude ». Le témoignage de Jean Charbonnel est corroboré par celui de la fille d’Alexandre Sanguinetti, Laetitia, qui fut l’attachée parlementaire de son père. Elle déclare que Robert Boulin était devenu « une cible », car il disposait d’informations sur un « réseau de fausses factures » et « de financement occulte » des partis politiques. Elle évoque également, après le décès de son père, la visite de « barbouzes du RPR », venus l’interroger pour savoir si elle détenait des « dossiers » sur d’éventuelles « preuves écrites de l’assassinat » de son père. »

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