Le nouvel homme fort du monde viticole bordelais

Publié le par Infos Bordeaux

 

Georges-Haushalter-copie-1.jpgDirecteur général de la Compagnie médocaine des grands crus, Georges Haushalter est le nouveau président du CIVB. Homme de dialogue, cet expert en commerce et marketing, passionné d'oenologie, souhaite jouer collectif pour sortir la filière viticole de l'ornière. Il a trois ans pour relever le défi.

Le 19 juillet, selon la règle de l'alternance entre la viticulture et le négoce, Georges Haushalter a été élu président du Comité interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB), succédant ainsi à Alain Vironneau. Âgé de 50 ans, cet alsacien d'origine, qui a grandi et fait ses études à Paris, est depuis 8 ans, directeur général de la Compagnie médocaine des grands crus, une maison de négoce installée à Blanquefort et filiale d'Axa. Élu à l'unanimité moins une voix, «c'est le jeu» dit-il en souriant, Georges Haushalter a une façon très précise d'envisager sa nouvelle fonction: «Je serai certes un leader, un animateur qui impulsera une dynamique mais je ne ferai rien seul ou de façon dictatoriale! Je veux faire bouger les choses de façon collective et selon un large consensus. Ce ne sera sans doute pas facile. Il faudra convaincre mais j'y suis prêt car Bordeaux est un formidable drapeau commun et au final ce qui nous unit tous est plus fort que ce qui nous divise.»

Un optimiste né amoureux de Bordeaux
Faire bouger les choses, bousculer les immobilismes, ne rien prendre pour acquis, Georges Haushalter est un optimiste né qui aime profondément Bordeaux et ses vins. «J'aime la variété du vin, sa richesse gustative. J'ai toujours considéré les liquoreux comme de véritables oeuvres d'art par exemple», explique ce passionné d'oenologie qui créa des clubs dans chaque entreprise où il passa. «Quand j'ai eu l'occasion de venir travailler ici pour la maison Cordier après quelques années passées dans de grosses multinationales (Procter & Gamble, Pepsi Cola...), j'ai immédiatement saisi l'occasion car à l'époque déjà la filière était en pleine mutation. Le marché du vin s'internationalisait. De nouveaux pays producteurs émergeaient et il fallait mettre en place de nouvelles méthodes commerciales, moins familiales, plus professionnelles. J'ai été recruté pour ça. Le groupe Suez qui possédait la Compagnie médocaine des grands crus en 1996 voulait quelqu'un qui ait une approche différente et un regard neuf en matière de vente et de marketing.»

 
L'action collective chevillée au corps
Ce regard neuf c'est aussi ce qui intéresse Francis Cruse, le président du CIVB de l'époque qui lui demande d'entrer à la commission promotion du CIVB. «Je vous rassure, quand j'y suis entré, je n'avais pas vraiment imaginé être un jour à la tête du CIVB», sourit l'intéressé. Car l'action collective, c'est la deuxième passion de Georges Haushalter. «J'ai toujours considéré qu'il ne fallait pas s'enfermer dans son entreprise. Son environnement direct est tout aussi important. C'est un peu comme pour la vie municipale, quand on aime un endroit, on s'y investit.» Pour cet expert en vente et marketing, ce qui fait la force de Bordeaux, c'est son nom et sa diversité. «Ce formidable héritage nous devons en prendre conscience ensemble et le faire perdurer en évitant de faire n'importe quoi.Je dis souvent que face à l'adversité se trouve toujours une opportunité.» L'homme a 3 ans pour y arriver.

Source : Le journal des Entreprises.

 

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