Laïcité : Les paradoxes de la gauche bordelaise

Publié le par Infos Bordeaux

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Il y a maintenant deux semaines, comme tous les ans, plusieurs dizaines de catholiques bordelais étaient rassemblés sur le parvis de la cathédrale Saint-André, à l'appel de l'association du rosaire public à Bordeaux, afin de prier «pour la vie et les enfants avortés».


Comme nous l’avions relaté, plusieurs dizaines de manifestants de gauche et d’extrême-gauche, parmi lesquels des élus, contre-manifestaient afin de s’opposer à cette prière publique. Pour ces opposants, la laïcité était en danger, un élu déclarant même : « je préfère que notre République laïque réserve aux lieux de culte et au domaine privé ce mode ostentatoire d'expression ».

 

Paradoxalement, cette défense de la laïcité semble être à sens unique. Comme nous l’avions révélé, en juin dernier, l’association culturelle des musulmans de Bordeaux Nord organisait le Salat Al Maghrib (prière du soir) tous les 1ers vendredis du mois au sein même de la mairie du Grand-Parc. Il n’y eu pas l’ombre d’une manifestation afin de dénoncer cette atteinte à la laïcité. Même silence concernant le cas de la mairie de Pessac (dirigée par le socialiste Jean-Jacques Benoît) quand nous révélions que la prière du vendredi avait lieu depuis des années dans les locaux de la mairie de quartier de Saige (photo).


Beaucoup de nos lecteurs ne comprennent pas ce deux poids deux mesures. Il est vrai qu’il y a de quoi être surpris !

Publié dans Politique

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cloaca 06/12/2010 15:04


Oui enfin bon, si il n'y avait pas d'église dans un village, je vois pas pourquoi on empêcherait admettons aux fidèles de faire la messe de noël dans les locaux de la municipalité...
Ça leur rend service et ça ne gène en rien les habitants de la ville...
tant qu'ils n'égorgent pas de moutons dans la mairie, moi ça me va.


lo 05/12/2010 18:23


CLOACA,tu dis que les musulmans prient dans 1 lieu fermé,certes!mais ce lieu est un lieu appartenant à l'état(mairie de pessac),à la communauté des habitants de pessac!pourquoi accordé ce lieu qu'à
des musulmans?ce qui est contre la loi de la laicité de 1905.
pourquoi ne prient-ils pas chez eux?pour mettre la pression aux élus afin d'avoir une mosquée de plus payé aux frais du contribuable,alors qu'ils ont les moyens de la financer eux-mèmes!


cloaca 05/12/2010 14:54


Le "2 poids 2 mesures" est facilement explicable, à croire que vous faites exprès de choisir ce qui vous arrange...

Les musulmans de Pessac prient dans un lieu fermé. Alors que les anti IVG prient dans la rue (comme si ça leur appartenait et comme si la population avait besoin d'assister à ça...).

Et puis certes, les musulmans sont effectivement contre l'avortement, mais en faisant des recherches un peu plus fouillées, vous trouverez des explication d'imams qui à coté de ça disent que
l'avortement lorsqu'il est nécessaire peut être pratiqué. Nulle trace d'un tel discours sur les sites d'anti IVG de chez nous...

Et puis dernier point, et non des moindres :
Les anti IVG "priant" dans la rue s'en prennent à la liberté individuelle des femmes, et ça, c'est totalement inadmissible dans un lie public.

A ce que je sache, aucun musulman en Gironde ne prie dans la rue contre la liberté individuelle de qui que se soit...

Voilà, c'était mon explication, en espérant que mon message ne sera pas censuré, nous somme ici sur un site de contre-informations dénonçant certaines dérives d'autres "médias" dont une des
caractéristiques est la censure...


lo 04/12/2010 22:50


les musulmans ont tjrs droit à tout!quant on s'oppose à eux on est catalogué comme étant raciste!ils n'ont pas appris à différencir religion et pouvoir,et c'est pas pret de l'etre!


Gérard Lambert 02/12/2010 16:53


Je sais que Madame Michèle Delaunay est une lectrice de ce blog. Serait-elle prête à se joindre à une manifestation de rue, naturellement non déclarée, contre cette atteinte à la laïcité. Les
manifestants pourraient aller insulter les musulmans, se moquaient d'eux, offenser leur prophète et leur adresser des projectiles. Face à de tels abus, Madame Delaunay pourrait se retirer de la
manifestation en déclarant : "j'ai quitté la manifestation quand des slogans m'ont paru dépasser et dénaturer l'objet de la manifestation. Ils étaient souvent scandés en riant, mais malgré tout ils
n'avaient pas leur place dans ce que nous voulions exprimer. »