Dédiabolisation du Fn : Bruno Gollnisch appelle ses partisans "à ne pas courber l'échine"

Publié le par Infos Bordeaux

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LOUPIAC — Bruno Gollnisch (Front national) a fait valoir dimanche sa fidélité à Jean-Marie Le Pen et appelé ses partisans "à ne pas courber l'échine" pour "dédiaboliser" le parti, devant quelque 300 sympathisants réunis dans un château du vignoble bordelais.

"Je n'ai jamais laisser tomber Le Pen, même quand on trouvait que ses propos, y compris dans nos rangs, étaient trop ceci ou pas assez cela", a lancé le candidat à la présidence du FN, dans une allusion notamment à sa rivale Marine Le Pen qui a parfois pris ses distances avec les dérapages de son père sur la Seconde Guerre mondiale.

Répondant à la question d'un adhérent sur la "dédiabolisation" du FN, une stratégie régulièrement attribuée à Marine Le Pen, il a répondu qu'"il ne (fallait) en tout cas pas (se) soumettre au discours de nos adversaires".

"Il ne faut pas courber le front, car après ils exigeront que vous courbiez la tête", "l'échine", "puis que vous vous mettiez à genoux", "à plat ventre et que vous rampiez devant eux : vous n'en ferez jamais assez", a-t-il ajouté, devant une assistance composée majoritairement de personnes âgées.

Selon le vice-président du FN, "l'agitation brouillonne et désordonnée du gouvernement" sur la sécurité et l'immigration "légitime" au contraire les "diagnostics" du parti d'extrême droite. "C'est bien le Front, c'est bien Le Pen qui avaient raison", a-t-il ajouté.

Alors que Marine Le Pen affirme que celui ou celle qui sera élu par les adhérents à la présidence du parti sera obligatoirement le candidat frontiste en 2012, Bruno Gollnisch a dit qu'il ne "(confondait) pas les deux échéances".

"Pour le moment je suis candidat à la présidence du Front national", a-t-il ajouté, laissant entendre que s'il gagnait et que malgré cela Marine Le Pen apparaissait mieux placée pour défendre les couleurs du FN à la présidentielle, les rôles pourraient être partagés. "On pourrait éventuellement en discuter".

Comme Marine Le Pen, Bruno Gollnisch a entamé une tournée dans les fédérations pour convaincre les adhérents du parti. Ces derniers, dont le nombre est tabou au FN, voteront par correspondance avant le congrès de Tours (15-16 janvier 2011) où sera proclamé le vainqueur.

 

Avec AFP.

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