Dans le centre-ville de Bordeaux, les prix de l’immobilier se stabilisent

Publié le par Infos Bordeaux

Capital.jpegAlors que 2009 a été marquée par une baisse des prix de 10 à 20 %, le marché immobilier bordelais reprend des couleurs depuis le début de l’année. Entretien avec Fabien Marques, négociateur chez Century 21 Agence A.

Comment évolue le marché immobilier bordelais depuis le début de l’année ?
Fabien Marques : 
Depuis quelques mois les investisseurs, en quête de petits appartements en centre-ville, et les primo-accédants, ciblant des trois pièces en périphérie, sont de retour. Autre constat : les prix se stabilisent. Actuellement, les studios s’échangent entre 60.000 et 110.000 euros et les deux-pièces entre 100.000 et 170.000 euros en centre-ville. Pour autant, le marché reste encore fragile. Au-delà de 300.000 euros et dans les quartiers plus excentrés les tarifs continuent à se négocier, avec des décotes de l’ordre de 5%.

Quels sont actuellement les quartiers les plus prisés ?
Fabien Marques : 
Les acheteurs visent en priorité le triangle d’or, délimité par le cours de l’Intendance, le cours Georges Clémenceau et la place de Tourny. On trouve ici de vastes appartements, des 17ème et 18ème siècles, en pierre de taille, vendus autour des 3000 euros le mètre carré. Témoin, ce trois-pièces de 82 mètres carrés, situé près du cours Georges Clémenceau, parti pour 264.000 euros (3219 euros le mètre carré), en seulement 48 heures. La place des Quinconces, le Jardin Public et le quartier Saint-Pierre, restent aussi très prisés. Ici, les prix n’ont pas beaucoup bougé depuis un an : comptez entre 2500 et 2800 le mètre carré pour des appartements allant du studio aux trois-pièces. Rue des Bahutiers, au pied de l’Eglise Saint-Pierre, un deux-pièces de 49 mètres carrés, qui nécessitait un léger rafraîchissement, a ainsi été vendu 120.000 euros, soit 2448 euros le mètre carré

Quels sont, au contraire, les secteurs où les baisses de prix ont été les plus importantes ?
Fabien Marques : 
Les quartiers de la Gare, de la Victoire ou encore les Chartrons, côté des Bassins à flot - qui a le désavantage d’être assez éloigné du centre-ville et de ne pas être très bien desservi - ont particulièrement souffert. Dans le secteur de la Victoire, on trouve aujourd’hui des habitations mises à prix autour de 2000 euros le mètre carré. Au cœur, des Bassins à flot un trois-pièces de 72 mètres carrés, affiché 155.000 euros a récemment trouvé preneur pour 2152 euros le mètre carré.

Sur quel quartier conseilleriez-vous de parier pour l’avenir ?
Fabien Marques : 
Le secteur Saint-Michel est en train de prendre de la valeur. Les rues ont été refaites, l’Eglise Saint-Michel a été ravalée… Ce quartier a le double avantage d’être proche du centre-ville et bien desservi par les transports en commun. Un signe ne trompe pas : les investisseurs, qui auparavant ne s’intéressaient qu’au centre-ville, sont de plus en plus nombreux à prospecter dans ce secteur. Comme dans le centre, on trouve ici des appartements datant du 17ème et du 18ème siècle, mais entre 1800 et 2000 euros le mètre carré… Témoin, ce deux-pièces de 55 mètres carrés, rue Carpenteyre, qui s’est récemment vendu 100.000 euros, soit 1818 euros le mètre carré.

Propos recueillis par Caroline Montaigne pour Capital

 

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