Alain Juppé publie un vibrant plaidoyer pour les langues anciennes

Publié le par Infos Bordeaux

Livre-de-Latin.gifLe maire de Bordeaux publie sur son blog un long plaidoyer pour la défense et l'apprentissage des langues anciennes, alors que la réforme du concours du Capes de lettres classiques prévoit la suppression des épreuves de grec et de latin. Pour protester contre cette réforme, vingt membres, sur trente-trois, ont démissionné, le 14 juillet dernier, du jury du Capes de lettres classiques.

Alain Juppé a "bien conscience de m’associer à un combat qui n’intéresse plus grand monde", mais il tient à rappeler que ces langues sont nos racines, et en priver la jeune génération, reviendrait à leur enlever une part de leur identité.

 

"Pourquoi se priver de la précieuse école de méthode, j’ose dire de rigueur intellectuelle que constitue l’apprentissage d’une langue à déclinaison, aussi structurée que le latin? Certes, cet apprentissage est exigeant. Mais à force de ne rien exiger, on risque de fort peu récolter. Et qu’on ne vienne pas me dire qu’il est plus “utile” d’apprendre le chinois ou l’arabe....a-t-on le droit de priver tant de jeunes de la chance de rêver un jour à la naissance de l’”aurore aux doigts de rose”, ou aux tourments de la “mer vineuse” en suivant Ulysse dans ses tribulations? Ou d’accompagner les premiers pas de la démocratie en écoutant l’éloge qu’en fait Périclès? Ou de découvrir avec Antigone qu’il y a des valeurs supérieures aux lois imparfaites des hommes? Tous nos grands mythes, bien de nos grands concepts sont déjà là. Bien sûr, il y a d’excellentes traductions d’Homère, de Thucydide ou de Sophocle. Mais combien plus profonde est la marque qu’en conserve celui qui a pris la peine de fréquenter l’original !"

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Joël Col 22/01/2011 09:43


Une précision.

QUAND LES LANGUES ANCIENNES CONDUISENT À LA VÉRITÉ.
Le verbe grec ANATELLOO.

Mais pourquoi a-t-on donc fait « SE LEVER » le soleil avec le verbe ANATELLOO ? L’étymologie de ce verbe grec autorise-t-elle une telle traduction ?

Dans mon ouvrage Entre Galilée et l’Église : la Bible, j’ai étudié ANATELLOO à partir de 4 sources :
. Version de la Septante,
. Textes d’auteurs grecs anciens,
. Dictionnaires grecs-français,
. Textes originaux grecs du Nouveau Testament.

Dans cette étude, j’analyse également d’autres verbes - hébreux et grecs - qui, sous l’influence géocentrique, ont été faussement traduits.
Et ce sont ces erreurs de traduction qui ont ainsi impliqué la Bible dans la condamnation de Galilée par l’Église.

ANATELLOO se rencontre encore en relation avec d’autres sujets grammaticaux :
. les cheveux, la barbe,
. les dents,
. une plante,
. la fumée, la flamme,
. les épines.

L’étude que je publie m’a conduit à conclure qu’ANATELLOO ne déplace pas plus le soleil que les autres sujets sus cités.
Ainsi, si les traductions de la Bible avaient été fidèles aux Textes originaux hébreux et grecs, Galilée, pour avoir rejeté le principe de la rotation du soleil autour de la terre, n’aurait pas été
condamné pour « avoir tenu et cru une doctrine fausse et contraire aux saintes Écritures ».

Je suis à la disposition de chacun pour répondre à toute question relative à cette étude.

Joël Col

Écrire à :
autoedition.meguila@wanadoo.fr


Joël Col 22/11/2010 20:06


Un témoignage.

QUAND LES LANGUES ANCIENNES NOUS CONDUISENT À LA VÉRITÉ. MAIS...

LETTRE AU VATICAN.


Aux bons soins de la LIBRAIRIE EDITRICE DU VATICAN.

À l’attention de Monsieur l’Archevêque Gianfranco Ravasi,
Président du Conseil Pontifical pour la Culture.

Veuillez m’excuser pour la liberté que je prends en vous écrivant.

J’ai élaboré une étude sur l’implication de la Bible dans la condamnation de l’astronome Galilée, étude à laquelle j’ai consacré plus de douze années - je dois dire aussi que je l’ai traduite en
anglais et en espagnol.
 Et dans cette étude - intitulée Entre Galilée et l’Église : la Bible - je démontre, verset après verset, que si les traductions de la Bible avaient été fidèles à leurs
Textes originaux (hébreux et grecs) Galilée n’aurait pas été condamné par l’Église pour “avoir tenu et cru une doctrine fausse et contraire aux Saintes Écritures”.

De nombreux arguments ont été avancés par l’Église pour tenter d’expliquer cette douloureuse Affaire, mais, il faut bien le constater, ces arguments n’ont jamais mis un terme à ce Conflit (Galilée
n’ayant toujours pas été officiellement réhabilité par l’Église). On ne saurait négliger ce fait d’importance.

Voilà 7 années que je publie cet ouvrage - mon premier exemplaire ayant été envoyé au Cardinal Paul Poupard le 14 novembre 2003. À ce jour, je n’ai pas eu la moindre contestation sur cette étude de
la part du Vatican, ni d’ailleurs.
 Mon souhait serait de voir les autorités catholiques mettre un terme à la condamnation du savant en proclamant officiellement sa réhabilitation. 
Mais
auparavant, il sera nécessaire que ces autorités reconsidèrent :

. le motif de sa condamnation (motif rédigé par l’Église à l’occasion du procès du 22 juin 1633 “avoir tenu et cru une doctrine fausse et contraire aux saintes Écritures”),

. ces erreurs de traduction de la Bible (mon analyse démontrant que dans les Textes originaux le soleil n’est pas dépeint comme un astre tournant autour de la terre, contrairement à ce qu’affirment
leurs nombreuses traductions).

Mon étude, par voie de conséquence, vise à ôter le discrédit qui est tombé sur ce Livre Saint. Et je pense ainsi avoir répondu aux souhaits du Pape Jean-Paul II qui déclarait :

“Pour aller au-delà de cette prise de position du Concile, je souhaite que des théologiens, des savants et des historiens, animés par un esprit de sincère collaboration, approfondissent l’examen du
cas Galilée, et, dans une reconnaissance loyale des torts, de quelque côté qu’ils viennent, fassent disparaître les défiances que cette affaire oppose encore, dans beaucoup d’esprits, à une
concorde fructueuse entre science et foi, entre Église et monde. Je donne tout mon appui à cette tâche qui pourra honorer la vérité de la foi et de la science et ouvrir la porte à de futures
collaborations.”

Je suis à votre entière disposition pour répondre à toute question concernant cette étude.


En attendant de vous lire, je vous prie d’accepter, Monsieur l’Archevêque, mes très respectueuses salutations,

Joël Col



Réponse du Secrétariat du Vatican le 25 mars 2010.

Monsieur,

Vous avez envoyé, voici déjà quelque temps, un courriel au Conseil Pontifical de la Culture. Vous y parlez de Galilée et de vos recherches sur la question intéressante de la traduction de la Bible
à laquelle Galilée avait accès. 
Le Conseil Pontifical de la Culture, qui n'est pas la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, ne peut que vous encourager dans ces recherches. Comme vous le savez,
c'est à travers l'initiative STOQ que ce Dicastère agit pour un dialogue renouvelé entre hommes de science et hommes de foi.
Veuillez croire en notre cordial dévouement,

Le Secrétariat.


Réponse au Secrétariat le 25 mars 2010.

Monsieur,
N’ayant pas eu réponse de Monsieur l'Archevêque Gianfranco Ravasi à mon courriel de décembre 2009, renouvelé en mars 2010, je considère que le Vatican ne donne aucune suite à ma requête. 
Je pense
aussi que les responsables de l’organisme STOQ (Science, Theology and the Ontological Quest) que vous citez auraient dû, en toute logique, être informés par vos Services de ma demande.
 Et je
constate que mon étude – en votre possession depuis novembre 2003 – n'a suscité ni intérêt ni critique de la part des responsables en charge de cette Affaire. 
Permettez-moi de vous exprimer ma
déception.
Veuillez agréer, Monsieur, mes respectueuses salutations,

Joël Col

Priceminister
http://www.priceminister.com
Recherche avec : Galilee Eglise Bible. VOIR PRÉSENTATION DU LIVRE.


Parest 31/08/2010 15:52


Quand on voit ce que le gouvernement, dont est proche M. Juppé, est en train de faire à l'éducation nationale (cf. programmes d'histoire de classe de 5e), on se dit que la disparition des langues
anciennes est presque un moindre mal.


K. 29/08/2010 22:01


Merci M. Juppé.